10/02/2009

Reims: les vitraux de la basilique Saint-Remi.

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09/02/2009

Reims: la basilique Saint-Remi.

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IMG_0437 [Web520]La Basilique Saint-Remi, classée au Patrimoine Mondial par l'Unesco, porte le nom du saint évêque qui baptisa Clovis à la fin du Ve siècle. Cet acte fondateur confirma l'entrée de la France dans la chrétienté.

Saint Remi devint évêque de Reims à 22 ans. Il baptisa Clovis et trois mille guerriers Francs en la fête de Noël 496, en la cathédrale. Il mourut vers 533, âgé de 96 ans (la grande couronne du chœur compte 96 bougies).

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IMG_0443 [Web520]Il fut inhumé ici dans une petite chapelle dédiée à Saint Christophe au milieu des premiers cimetières chrétiens. Très vite, on vint en pèlerinage à son tombeau. Vers l'an 800 est fondé  un monastère bénédictin. Une église est construite où seront inhumés rois et princes carolingiens. 

En 1005, les moines commencent la construction d'une très grande église, mais par manque d'argent il faut modifier le plan en le simplifiant (d'où les asymétries des transepts). L'église abbatiale sera le plus grand édifice roman du nord de la France. 

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IMG_0445 [Web520]En 1049, la basilique est consacrée par le pape Saint Léon IX le 1er octobre : il nous en reste les murs des nefs et des transepts, les absidioles et la tour Nord. Elle était alors couverte d'un plafond de bois. 

A partir de 1162, la façade occidentale et le chevet sont reconstruits dans le style du premier art gothique. En fait, de 1170 à 1180, on construit le chœur dans le style ogival de l'époque, on allonge les nefs de deux travées (à la place de l'ancien narthex) et on remplace les plafonds de bois par des voûtes. 

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IMG_0453 [Web520]Endommagée en partie lors de la Première Guerre mondiale, elle fut restaurée à l'identique. La vieille basilique a perdu presque toutes ses richesses mais elle a gardé le corps du Saint Evêque dans son tombeau derrière le maître-autel. 

Riche d'une collection de vitraux médiévaux, elle abrite toujours le tombeau de saint Remi, cher aux pèlerins. 

Elle a été pourvue du titre honorifique de basilique au XIXe siècle.

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27/10/2008

Eglise de Sint-Martens-Lennik

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L'imposante tour massive de Sint-Martens-Lennik se découvre le mieux depuis l'ancienne voie de tram aujourd'hui transformée en chemin piétonnier entre Sint-Kwintens-Lennik  et Sint-Martens-Lennik.

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L'église romane de Sint-Martens-Lennik fut construite dès le XIIe siècle mais son transept date des XIV et XVe siècles et a été construit en style gothique brabançon.

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Intérieur de l'église de Sint-Martens-Lennik

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Pierres tombales dans l'entrée de l'église.

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Détail de l'une des pierres tombales de l'entrée de l'église.

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26/10/2008

Eglise de Sint-Kintens-Lennik

L'église de Sint-Kwintens-Lennik se caractérise surtout par son clocher particulièrement pointu qui s'élève jusqu'à la hauteur de 69 mètres. La toiture qui couvre le clocher est la plus haute du Brabant puisqu'elle fait 44 m de haut.

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La construction de l'église a commencé au XIIe siècle, mais certaines parties datent du XIIIe siècle et furent construites en style gothique brabançon. Certaines parties furent reconstruites après un incendie en 1858.

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De grandes peintures ornent chaque côté du transept.

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Dans le transept gauche, on remarque un superbe reliquaire baroque.

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L'ancien baptistère a enfin été transformé en petit musée lapidaire.

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26/12/2007

Poitiers: cathédrale St-Pierre.

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La cathédrale Saint-Pierre de Poitiers surprend par ses dimensions, la puissance de ses contreforts qui remplacent les habituels arcs-boutants et la hauteur de la véritable muraille de 49m de haut que forme le chevet du chœur.

Construite vers la fin du XIIe siècle, à la demande d'Aliénor d'Aquitaine, cette cathédrale est de style gothique angevin. Elle fut pratiquement terminée à la fin du XIVe siècle.

 

Façade.

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Les trois portails à galbe et la rosace de la façade datent du XIIIe siècle et subit l’influence du style gothique de l’Ile de France.

 

De part et d’autre s’élèvent deux tours dissymétriques dont les façades sont ornées de colonnettes engagées. La tour de gauche se termine par un étage octogonal avec une balustrade.

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Le Christ des derniers jours trône sur le tympan central. Au registre inférieur figure la séparation des élus et des damnés avec la résurrection des morts. La Vierge figure sur le tympan de gauche : à sa mort, elle est portée au ciel par les anges et est couronnée par le Christ. Le tympan de droite représente l’apôtre Thomas : après un moment d’incrédulité, il reconnaît le Christ ressuscité ; parti prêcher l’évangile en Inde, il enseigne que l’on peut gagner le ciel en faisant l’aumône aux pauvres.

 

Intérieur.

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Les trois nefs de l’édifice, presque égales en hauteur, en imposent par leurs dimensions et leur puissance architecturale. L'ampleur de l’édifice est accentuée par une perspective fuyante due à un artifice architectural : les nefs se rétrécissent progressivement vers le chœur et la voûte de la nef centrale s’abaisse à partir de celui-ci.

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Chaque nef est divisée en huit travées et est couverte d’une voûte ogivale bombée qui témoigne d’un style gothique Plantagenêt. Le chevet est creusé de trois absidioles mais reste plat à l’extérieur. Sur le pourtour de l’édifice, les murs sont décorés d’arcatures aveugles qui supportent une coursière décorée en partie basse par une corniche avec des modillons historiés.

 

Vitrail de la Crucifixion.

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  Une collection de 18 verrières de la première moitié du XIIIe éclaire la cathédrale. A noter le très beau vitrail, à l'intérieur du choeur, de la fin du XIIe siècle et qui représente une Crucifixion : au centre, le Christ en croix est entouré de la Vierge et de saint Jean ; au-dessus, les apôtres lèvent les yeux vers le Christ en gloire figuré dans une mandorle ; en dessous, la crucifixion de saint Pierre et la décollation de saint Paul.





 

Les stalles.


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Dans le chœur, les stalles du XIIIe siècle sont sans doute les plus anciennes de France qui nous soient parvenues. Elles auraient été offertes par l’évêque jean de Melun (1235-1257) et étaient à l’origine au nombre de 100 alors qu’il n’en reste plus aujourd’hui que 37 de chaque côté. Les dosserets et les sièges relevables sont décorés de figures sculptées qui représentent des sujets religieux, des animaux, des êtres fantastiques ou des scènes de la vie quotidienne.

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24/12/2007

Poitiers: église Notre-Dame-la-Grande

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L'église Notre-Dame-la-Grande de Poitiers tient son nom de l'église Ste-Marie-Majeure de Rome. Elle a été bâtie sur l'emplacement d'un ancien temple gallo-romain.

La première mention de Notre-Dame-la-Grande remonte à 924 (cartulaire de Redon), mais aucune source ne nous indique l'époque exacte à laquelle fut édifié le magnifique édifice que nous avons aujourd'hui sous nos yeux et que, par comparaison, l'on date des XIe et XIIe siècles.

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L'autorité exercée par l'évêque de Poitiers sur son chapitre, les liens entretenus par le corps de la ville avec elle, la vénération dont témoignait la population à l'égard de la statue de Notre-Dame des clefs qui s'y trouve encore aujourd'hui conservée, n'ont pas peu contribué à en faire le sanctuaire le plus estimé et le plus renommé de la ville.

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Situé au centre de l'antique cité de Poitiers, à proximité du palais des comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine, il semble avoir eu moins de liens avec ces derniers qu'avec l'évêque de Poitiers, qui désigne l'abbé chargé de diriger sa communauté de chanoines, ou avec le corps de ville, qui délibère volontiers dans sa salle capitulaire et, depuis au moins 1428, célèbre chaque année, le lundi de Pâques, un légendaire miracle en promenant autour des remparts de la ville la Vierge dite des Clefs, statue très vénérée encore conservée de nos jours dans le choeur de l'église.

Durement meurtrie lors du sac de 1562, elle a été pourvue depuis lors d'un mobilier qui compte quelques pièces exceptionnelles.

Façade.

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Sculpté et peint au XIIe siècle, ce chef d'œuvre de l'art roman, caractéristique de l'architecture poitevine, se lit comme un livre d'images, de gauche à droite et de bas en haut.

De part et d'autre de cette façade, deux lanternons ajourés sont supportés par un faisceau de colonnes.

De 1992 à 1995, une restauration exemplaire a permis de retrouver tout l'éclat de la façade de Notre-Dame. Parmi les causes de dégradation, il y avait l'érosion naturelle de la pierre, la pollution atmosphérique, mais aussi, plus surprenant, le sel, dû à la présence, entre autres, au XVIIIe siècle d'une échoppe de marchands sauniers accolée à la façade.

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La composition générale de la façade s'organise sur trois niveaux. Le portail à quatre voussures est encadré de deux arcades en arc brisé avec à l'intérieur des arcatures jumelées. Au-dessus, une grande baie est encadrée d'une double rangées d'arcatures qui abritent les apôtres et deux évêques. Enfin, le Christ en majesté apparaît sur la pointe du pignon dans une gloire en amande.

Premier niveau.

Les sculpteurs de la frise au-dessus du portail illustrent les scènes de l'Ancien et du Nouveau testament. Les têtes des sculptures ont été mutilées lors des guerres de religion.

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S'inspirant du Drame des prophètes, drame liturgique tirant sa matière d'un sermon du Ve siècle, la frise sculptée courant à la partie supérieure du premier niveau raconte tour à tour le péché originel, l'annonce du rachat de l'humanité par la venue du Messie, puis la venue de ce dernier.

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Malgré les dommages subis en 1562, l'ensemble - qui était peint, ainsi que l'attestent de nombreux restes de couleurs - contient de magnifiques morceaux de sculptures.

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De gauche à droite, on peut voir :

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1 - La tentation : Adam et Eve, et l'arbre autour duquel s'enroule le serpent.

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2 - Le roi Nabuchodonosor, roi de Babylone.

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3, 4, 5, 6 - Quatre prophètes, Daniel, Jérémie, Isaïe et Moïse annonçant le salut.

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7 - L'Annonciation : l'archange Gabriel annonce à Marie qu'elle sera mère du Sauveur. La robe de la Vierge conserve quelques traces de bleu, vestige de la polychromie de la façade.

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8 - Jessé, ancêtre de David.

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9 - Sans doute David jouant de la harpe.

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10 - La Visitation : la Vierge visite sa cousine Elisabeth.

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11 - La Nativité : la Vierge Marie allongée, l'Enfant Jésus, le bœuf et l'âne.

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12 - Le bain de l'Enfant Jésus.

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13 - Saint Joseph.

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14 - Deux personnages qui s'embrassent ou luttent.

 Deuxième niveau.

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Les quatorze arcs du second niveau de la façade contiennent les statues de huit apôtres assis et, au-dessus, celles de quatre apôtres et deux évêques ou abbés debout. Bien qu'ils ne portent point d'attributs distinctifs, on veut voir en ces derniers saint Hilaire, premier évêque historique de Poitiers, et son disciple saint Martin, fondateur aux portes de Poitiers de l'une des premières abbayes d'Occident, Ligugé, avant de devenir évêque de Tours. Parmi les apôtres, on reconnaît aisément saint Pierre, qui tient ses clefs à la main gauche et dont le visage, l'un des rares à être absolument intact, est d'une qualité d'exécution tout à fait exceptionnelle.

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15 à 26 - Les douze apôtres.
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27 et 28 - Deux évêques, probablement St Hilaire et St Martin

Troisième niveau.

Le pignon de la façade, divisé en deux parties par un bandeau, est construit de façon fort savante en appareil circulaire dans sa partie inférieure et réticulé dans sa partie supérieure. Au milieu de ce pignon est disposée une grande mandorle, au centre de laquelle se dresse un grand Christ tenant le Livre à la main gauche et bénissant de la droite. Au-dessus de lui apparaissent en buste le soleil et la lune, tandis qu'à ses côtés sont figurés les symboles ailés des quatre évangélistes : l'homme de saint Matthieu et le lion de saint Marc à sa droite, l'aigle de saint Jean et le taureau de Luc à sa gauche.

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29 - Christ en gloire dans une mandorle, entouré des symboles des évangélistes et surmonté du soleil et de la lune (une palme de lumière et un croissant)

Les arcades et les colonnes de la façade sont en outre ornées d'un décor végétal d'un bestiaire fantastique.

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Extérieur.

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Des chapelles ont été ajoutées au XVe et XVIe siècles contre le chœur et le collatéral gauche, ce qui en a modifié le plan, les grandes masses des volumes n'ayant guère changé.

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Le clocher, qui s'élève au-dessus de la dernière travée de la nef, est composé d'une souche carrée ornée de trois arcs au nord et deux au sud, puis d'un étage carré dans lequel deux baies s'ouvrent sur chaque face et enfin d'un étage circulaire à couverture conique percé de douze baies jumelées.  Ce clocher date du XIIe siècle et apparaît très particulier grâce à sa tourelle ajourée surmontée d'un toit en écailles en forme de pomme de pin.

Intérieur.

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L'intérieur de l'église a été repeint de manière un peu trop chargée en 1851. La nef principale est dépourvue de fenêtre, comme les églises romanes poitevines, ce qui rend l'édifice particulièrement sombre, comme la plupart des édifices romans. Elle est voûtée en berceau et est dépourvue de transept. Les bas-côtés sont voûtés d'arêtes.

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Le choeur est fermé par six grosses colonnes rondes qui portent une voûte décorée d'une fresque du XIIe siècle.

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Dans le chœur, la statue de Notre-Dame des Clefs, datée du XVIe siècle, symbolise un miracle survenu en 1202 : les clefs de la ville disparurent lorsqu'un traître voulu les remettre au Anglais et réapparurent dans les mains de la statue de la Vierge, miracle qui fit fuir les Anglais.

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Dans la chapelle du Fou, située dans le bas-côté droit, a été installée - sous l'enfeu qui abritait à l'origine les restes de son fondateur, Yvon du Fou, sénéchal du Poitou, et de sa femme - une mise au tombeau en pierre polychrome d'un auteur anonyme, probablement italien, datée 1555 au dos de l'un des personnages.

On y voit le Christ déposé dans un beau sarcophage par Joseph d'Arimathie et Nicodème, sous les regards de la Vierge, soutenue par saint Jean, et de deux saintes femmes. Ce bel ensemble, qui comptait à l'origine deux personnages supplémentaires, avait été offert par Renée d'Amboise à l'abbaye aujourd'hui détruite de la Trinité, dont l'abbesse était alors la soeur de la donatrice.

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20/12/2007

Poitiers: église St-Hilaire-le-Grand.

Inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, l'église Saint-Hilaire-le-Grand date du XIe siècle et est un des plus grands monuments de l'art roman.

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L'ensemble est un peu disparate en raison des reconstructions successives de l'édifice après plusieurs incendies. Construit sur les vestiges d'un premier sanctuaire du VIe siècle, l'église actuelle est composée d'un clocher du XIe siècle et d'une nef du XIIe siècle.

Extérieur.

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Extérieurement, le chevet constitue très certainement sa plus belle partie. On y voit en effet l'ensemble des chapelles qui sont greffées sur le transept et le déambulatoire. 

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Les colonnes qui ornent ces chapelles sont ornées de chapiteaux très ouvragés qui supportent des corniches ornées de têtes de chevaux, de monstres et de feuillages.

Intérieur.

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Au XIe siècle, les trois nefs initiales de St-Hilaire étaient couvertes d'une charpente en bois. En raison des risques d'incendie que cela représentait, il fut alors décidé de remplacer cette charpente par des voûtes en pierre.

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La construction de ces voûtes nécessitait de renforcer l'édifice. De nouvelles colonnes divisèrent donc les bas-côtés de l'église en deux nefs. Les bas-côtés de gauche englobèrent ainsi le clocher dont le rez-de-chaussée devint une vaste salle aux colonnes massives.

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Dans la nef centrale, on ajouta de chaque côté une rangée de colonnes qui déboublèrent les colonnes existantes afin de supporter les coupoles sur pendentifs. Globalement, l'église fut donc divisée en sept travées au lieu des trois initiales.

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La construction des voûtes eut aussi pour conséquence d'abaisser la hauteur de la nef, le transept et le choeur étant dorénavant beaucoup plus hauts.

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Dans l'avant-coeur, on remarque à gauche une colonne dont le chapiteau représente la mise au tombeau de saint Hilaire.

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Le choeur est séparé du déambulatoire par une série de huit colonnes formant demi-cercle.

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On observe dans le choeur les fresques de l'Apocalypse et, dans les absidioles d'autres fresques relatant quelques épisodes de la vie des saint Martin et de saint Quentin.

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Dans le mur extérieur du déambulatoire, juste dans l'axe du sanctuaire, se dresse une originale statue de la Trinité où Dieu le Père est représenté avec une tiare et montre son fils sur la croix avec au-dessus la colombe du Saint-Esprit.

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Dans la crypte, les reliques de saint-Hilaire sont contenue dans un coffret du XVIIe siècle.

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Saint Hilaire. 

Saint Hilaire, fêté le 14 janvier, est né à Poitiers vers 301, 310 ou 320. Ses parents étaient païens. Suite à la formation littéraire qu'il reçu, Hilaire s'intéressa aux auteurs grecs et fut ainsi amené à devenir chrétien puis confesseur et docteur de l'Eglise. Bien que marié et père d'une fille, il fut élu évêque de Poitiers.

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Saint Hilaire encouragea notamment saint Martin à faire ses débuts monastiques à Ligugé. Préoccupé du problème de la destinée, saint Hilaire raconta lui-même qu'il fut très impressionné par le prologue de l'Evangile de saint Jean qui expose que le Verbe s'est fait homme pour nous rendre fils de Dieu.

Suite à l'influence des hérétiques aryens, Hilaire subit cinq année d'exil en Phrygie, de 356 à 361, avant d'être rappelé dans ses fonctions d'évêque à la mort de l'empereur aryen Constance. Son exil en Phrygie lui permit d'enrichir da théologie au contact des prêtres grecs.

Il mourut le 14 janvier 368. En 1850, le Pape Pie IX lui octroya le titre de Docteur de l'Eglise en raison de son ouvrage intitulé "Sur la Trinité".

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Saint Hilaire est traditionnellement représenté dans sa tenue d'évêque, avec mitre et crosse et porteur d'un livre. Parfois, il écrase de ses pieds des serpents, symboles des hérétiques: Hilaire symbolisa, en Gaule, la lutte contre l'arianisme. Il est invoqué pour les affections rhumatismales, les maladies nerveuses et un type de paralysie nommé "mal St. Hilaire".

 

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