23/03/2009

Bruxelles: la porte de Hal

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Au Moyen Age, Bruxelles était une ville fortifiée dont la porte de Hal est un vestige important. Elle était une des sept portes de la seconde enceinte qui protégeait la cité depuis le XIVe siècle. Celles-ci constituaient les seuls points de passage entre Bruxelles et les villages environnants. 

Les huit kilomètres de rempart furent systématiquement démantelés et arasés entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle. Mais à cette époque, la porte de Hal assumait la fonction de prison et fut conservée pour cette raison. Epargné mais isolé au milieu de nouveaux boulevards, l'édifice fut, par la suite, transformé en un des premiers musées de Belgique.

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Façade intérieure à l'enceinte, côté rue Haute, avec la tour de l'escalier ajoutée au XIXe siècle.

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Détail de la tour de l'escalier ajoute au XIXe siècle.

Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, l'ajout de la haute toiture et de la façade de style néogothique, du côté de la rue Haute, donna à la porte de Hal sa silhouette familière. 

Aujourd'hui, la porte de Hal vous invite à découvrir son histoire et celle de la ville fortifiée.

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La façade extérieure à l'enceinte, côté chaussée de Waterloo, vers St-Gilles.

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Au pied de la tour, un petit étang symbolise le fossé rempli d'eau qui entourait jadis la ville.

Le rempart de Bruxelles 

Le rempart de Bruxelles, construit durant la seconde moitié du XIVe siècle, avait comme fonction principale la protection des habitants de la ville. A cette époque, les puissants engins de siège qu'étaient les catapultes et les trébuchets atteignaient leur plus haut degré de perfectionnement. L'architecture de ces nouvelles fortifications dut donc s'adapter à ces armes redoutables. Les murs de la porte de Hal étaient constitués d'une maçonnerie de brique et de pierre de plus de trois mètres d'épaisseur et étaient susceptibles de mieux résister aux boulets lancés par cette artillerie « à ressort ». 

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La porte d'entrée dans la ville avec son pont levis.

Par ailleurs, à cette époque, l'artillerie à poudre apparaissait timidement. Bruxelles commençait à se constituer son propre arsenal. Des canons étaient placés sur l'enceinte, principalement dans les différentes portes et tours. Des armes à feu portatives, les arquebuses, prenaient également une part importante à la défense du rempart, parallèlement aux arbalètes et aux arcs à flèches plus traditionnels.  

Ces armes de défenses étaient utilisées par des hommes entraînés et compétents, constitués en plusieurs sociétés placées sous le commandement des autorités urbaines. Ensemble, élles étaient responsables de la défense du rempart et de la ville. Mais en cas de réelle menace, tous les hommes de la ville, en âge de se battre, étaient également appelés à monter sur le rempart avec leur armement personnel. 

En réalité, la deuxième enceinte de Bruxelles n'a jamais été véritablement assiégée. Il y eut bien quelques tentatives ponctuelles de pénétration de force dans la ville par une puissance ennemie, mais celles-ci furent à chaque fois de faible ampleur et rapidement maîtrisées par les Bruxellois. 

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Porte au niveau de la herse.

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Escalier conduisant à l'entresol ajouté au XIXe siècle: les miroirs suggère que la tour se traversait jadis de part en part à ce niveau.

La porte de Hal comme prison. 

Au XVIIe siècle, la porte de Hal devint une prison. En réalité, les vastes salles des portes de ville étaient, en temps de paix, régulièrement utilisées à d'autres finalités publiques. C'est ainsi qu'en 1658, la porte de Hal devint une prison militaire et, un siècle plus tard, une prison civile, rôle qui lui assura sa conservation lors de la démolition de l'enceinte. Elle conserva cette fonction jusqu'en 1824, année au cours de laquelle les détenus furent transférés dans la nouvelle prison des Petits Carmes.

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Vue vers l'extérieur depuis la porte de la herse.

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Vue de la Porte de Hal depuis la chaussée de Waterloo, à l'extérieur de l'enceinte.

La gestion quotidienne de la porte. 

Tous les matins, le guetteur annonçait l'aube en sonnant de la trompe du haut du bâtiment, indiquant par la même occasion son ouverture. En effet, les portes de la ville étiant ouvertes du lever au coucher du soleil. Il était donc impossible à quiconque d'entrer la nuit dans la ville. C'est pourquoi nombreuses étaient les auberges, installées hors les murs aux abords des portes - le long des chaussées principales - qui accueillaient les voyageurs arrivés après le couvre-feu. 

A l'origine, la gestion de la fortification et de ses portes était confiée aux familles nobles de la ville, regroupées en sept lignages. Ceux-ci nommaient un portier pour chaque porte. Mais, dès 1421, les métiers, réunis en neuf nations, prirent également part à la gestion de la ville. A partir de ce moment, chaque porte était placée sous la responsabilité de deux portiers, l'un nommé par un  lignage, l'autre par une nation. Chaque porte était aussi dotée de deux serrures et il fallait donc la présence des deux hommes pour l'ouverture et la fermeture. 

Les deux battants de bois pivotaient sur les gonds métalliques encore en place de part et d'autre de la paroi vitrée. 

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Salle d'exposition du rez-de-chaussée: l'armement au XIIIe siècle.

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Evolution de la seconde enceinte. 

Au XVe siècle, l'apparition des boulets de canon métalliques rendit les murs d'enceinte plus vulnérables ; néanmoins, le principe constructif de l'enceinte médiévale de Bruxelles allait se révéler très efficace contre cette nouvelle arme grâce à la présence de talus de terre qui protégeait la base des murailles. Aussi, dans un premier temps, les adaptations furent-elles peu importantes d'autant que Bruxelles n'était pas menacée. 

Il fallut attendre le XVIe siècle pour voir s'élever les première défenses avancées, les demi-lunes, élargir les fossés et les murs être renforcés par des talus internes. 

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Vue intérieur sur le pont-levis.

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Maquette représentant le fonctionnement du pont-levis et de la herse.

Enfin, au XVIIe siècle, la partie méridionale de l'enceinte médiévale fut remplacée par un système de bastions saillants intégrant la porte de Hal. La protection de celle-ci allait encore âtre accrue par la construction d'un fort à Obbrussel (Saint-Gilles). Ailleurs, les demi-lunes furent transformées en bastions. 

Contrairement à la construction d'un mur médiéval qui avait été organisée et financée par les autorités urbaines, ces renforcements furent pris en charge par le gouvernement central dans le cadre de la défense des Pays-Bas méridionaux à l'époque des souverains espagnols. Grâce à ces travaux, Bruxelles avait acquis la réputation d'être imprenable. 

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La partie supérieure de la tour avec sa toiture en pointe est une reconstitution du XIXe siècle.

Evolution de la petite ceinture de Bruxelles. 

L'évolution de la politique internationale et la transformation de la stratégie militaire rendirent les fortifications de Bruxelles quasi inutiles au milieu du XVIIIe siècle. Par ailleurs, le rempart constituait un obstacle à l'essor urbain. Aussi, dès la fin du XVIIIe siècle, la plupart des portes de l'enceinte furent-elles démolies. Par la suite, en 1810, Napoléon ordonna la disparition totale de l'enceinte pour la remplacer par de larges boulevards qui deviendront plus tard le « petite ceinture » de Bruxelles. A l'époque, ces boulevards étaient des voies arborées modernes et spacieuses favorables à la promenade. Dans le bas e la ville, le canal de Charleroi, tracé en même temps que ces nouveaux boulevards, favorisa la création d'un nouveau quartier industriel. 

Durant le XXe siècle, en prélude à l'exposition universelle de 1958, les rangées d'arbres disparurent du paysage de ces boulevards. L'augmentation du trafic engendra le creusement de tunnels sous les principaux carrefours de la petite ceinture et l'implantation d'un viaduc. Quelques années plus tard, entre 1970 et 1988, de nouvelles saignées furent pratiquées pour accueillir le métro. 

Aujourd'hui, à l'est de la ville, malgré une intense circulation automobile, la promenade des boulevards a pris la forme contemporaine du shopping. Commerces et cafés y sont plsu présents que jamais. Le quartier plus populaire, qui s'étend le long du canal, est, quant à lui, de plus en plus investi par une population branchée qui reconvertit les anciennes industries en lieux culturels ou en lofts. 

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Vue depuis la rue Haute, côté intérieur de la ville.

La porte de Hal : un passage entre la ville et la campagne. 

La porte de Hal était une des sept portes de la seconde enceinte qui protégeait la cité depuis le XIVe siècle. Jusqu'au XVIIIe siècle, celles-ci constituaient les seuls points de passage entre Bruxelles et les villages environnants. La commune de Saint-Gilles n'était alors qu'un petit village appelé Obbrussel et situé en dehors des murs de la seconde enceinte. 

A l'origine, deux routes traversaient ce village avant de rejoindre la porte de Hal. La première suivait le tracé de l'actuelle chaussée de Waterloo en provenance d'Uccle et de la forêt de Soignes. La seconde serpentait plus à l'ouest de la commune et provenait de l'amont de la vallée de la Senne, notamment d'Anderlecht et, plus loin, de Hal. Cette ville, célèbre pour son pèlerinage, donna tardivement son nom à la porte d'abord dite « porte d'Obbrussel ». 

Arrivant par l'une de ces routes, les voyageurs devaient passer sur le pont-levis pour accéder à cet espace voûté qui traversait le bâtiment de part en part. Il s'agissait, à l'origine, d'un passage ouvert de chaque côté. L'extrémité de ce passage, qui s'ouvrait autrefois sur la ville de Bruxelles, est aujourd'hui obturée. En effet, au début du XIXe siècle, le démantèlement des remparts n'obligeait plus à passer par la porte pour entrer ou sortir de la ville. Le passage fut donc fermé et transformé en une salle supplémentaire. 

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Détail de la façade, côté rue Haute.

Le rempart, symbole de la puissance urbaine. 

Au Moyen Age, une enceinte urbaine trouvait sa justification dans sa fonction militaire. La muraille devait protéger la ville et ses habitants contre des agressions venant de l'extérieur. Mais, à côté de cet intérêt stratégique, les murs de la ville jouaient aussi un important rôle symbolique. Les imposantes structures en pierre offraient une image de l'unité, de l'autonomie, de la richesse et du pouvoir de la communauté urbaine.

La pierre, déjà, symbolisait la fore et la puissance à côté d'un tissu urbain principalement constitué de bâtiments à pans de bois. Le financement de l'entreprise était assuré par la mise à contribution de toutes les couches de la population, renforçant ainsi la communauté urbaine. Une fois construite, l'enceinte marquait le paysage tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la ville. Elle constituait, en outre, un instrument de contrôle civil et social au service des groupes dirigeants qui commandaient les patrouilles de surveillance en temps de paix. 

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Statue ornant le vide de la cage d'escalier (XIXe siècle)

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Le vide de la cage d'escalier, vu vers le haut.

Un passage bien défendu.

En tant qu'ouverture, la porte était un élément faible de l'enceinte. Pour cette raison, le passage central devait être extrêmement bien protégé. 

Avant tout, il était fermé par un pont-levis en bois qui se refermait contre la façade par la traction de deux cordes. Dans la façade extérieure du bâtiment, au-dessus dela voûte, on peut encore observer les deux trous par lesquels coulissaient ces cordes. 

Une fois le pont-levis traversé, un deuxième obstacle pouvait encore entraver la progression de l'ennemi. Il s'agissait d'une lourde grille, appelée herse. Comme le pont-levis, celle-ci a, aujourd'hui, disparu. Mais, au sommet de la voûte, la fente à traver laquelle elle descendait depuis le premier étage ainsi que les deux larges glissières présentes dans les murs latéraux témoignent encore très clairement de son existence. 

La herse était immédiatement suivie d'une immense double porte en bois qui fermait le passage central sur toute sa hauteur. 

Enfin, des intrus, bloqués au milieu du passage par l'abaissement de la herse et/ou la fermeture des portes, pouvaient être ciblés de flèches tirées depuis les nombreuses meurtrières ouvertes dans les murs ou dans la voûte du passage. 

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Escalier d'honneur vers les étages de la tour.

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Une archère à la base de la tour.

Les meurtrières. 

Les ouvertures, dans les niches, sont des archères. Des hommes armés d'un arc à flèches ou d'une arbalète y étaient postés pour surveiller le passage central. IUls pouvaient ainsi tirer à bout portant sur des ennemis qui s'y seraient introduits. 

L'accès à ces niches de tir est aujourd'hui très malaisé car la salle dans laquelle elles s'ouvraient a été divisée en deux étages : le sol qui divise les niches est en effet un ajout du début du XIXe siècle.

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Un assommoir. 

Cette ouverture, actuellement vitrée, est un assommoir qui surplombe le pont-levis. Il s'agit, comme à l'étage inférieur, d'un élément complémentaire de défense destiné à gêner la progression des assaillants par le jet de projectiles. 

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Dalle funéraire de Villers-la-Ville.  

Ce grand bas-relief en pierre fut placé dans la porte de Hal à l'époque où celle-ci abritait la collection d'antiquités, d'armures et d'artillerie. L'inscription indique qu'il s'agit de la dalle funéraire du chevalier Raes de Grez, porte-étendard du duc de Brabant Jean Ier, mort en 1318. Elle provient de l'abbaye de Villers et est gravée à l'effigie d'un chevalier couché, tête sous un arc et les pieds posés sur un lion. Les incrustations de marbre qui complétaient le décor ont été arrachées. 

La salle gothique. 

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Cette grande salle est restée quasiment intacte depuis le XIVe siècle. Rares sont les portes de ville qui possédaient un espace aussi vaste et majestueux. Les colonnes sans chapiteau et le plafond voûté sont des éléments caractéristiques du style gothique tardif de nos régions. Lors de la transformation de la porte en musée, au XIXe siècle, l'ouverture de la grande fenêtre modifia fondamentalement la clarté intérieure. 

Ce lieu était essentiel pour la défense de  la porte. En effet, c'est ici qu'étaient manœuvrés les dispositifs d'actionnement du pont-levis et de la herse. C'est également de cette salle que les gardes accédaient au chemin de ronde du rempart. 

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Vue de Bruxelles
Jean-Baptiste Bonnecroy
1664-1665
Reproduction


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La cheminée. 

Cette cheminée, uniquement décorative, fut placée dans la porte de Hal à l'époque où celle-ci faisait fonction de musée. 

Elle date du premier tiers du XVIe siècle et a été attribuée à l'artiste Jean More. Ce dernier l'avait réalisée pour l'hôtel particulier de Yan de Cortenbach et de Lisbeth Bau à Malines. La frise, en albâtre fin, présente deux redents portant les initiales des prénoms des époux, Y et L. 

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Canonnière. 

Toutes les fenêtres de cette salle datent du XIXe siècle. Celles situées dans la partie arrondie ont été percées en élargissant les meurtrières originelles qui ne laissaient  entrer qu'un fin rayon lumineux.

Lors des travaux de restauration de 1991, le décapage des murs a mis à jour, sous cette fenêtre, une ouverture quadrangulaire qui permettait de tirer au canon depuis l'intérieur du bâtiment. Les architectes nous ont appris que cette salle était équipée de deux canons au XVe siècle. Le sol en brique, dégagé à l'avant de cette canonnière, équivaut au niveau d'origine de la salle. 

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Gravure d'après un dessin de G.de Howen, 1835. 

Lorsque la porte de Hal servait de prison, ses fenêtres étaient munies de barreaux. Cela n'a pas empêché quelques évasions. 

Berceau dit de Charles Quint. 

Ce berceau richement ouvragé faisait partie des précieux souvenirs conservés dans l'Arsenal de la Cour de Bruxelles. L'enfant auquel ilétait destiné n'était probablement pas le futur empereur Charles Quint, comme on l'a souvent affirmé, mais plutôt son père, Philippe le Beau, ainsi en témoignent les armoiries de ses parents, Marie de Bourgogne et Maximilien d'Autriche, apposées sur les longs côtés. 

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Pays-Bas méridionaux, XVe siècle.
Chêne, métal, polychromie d'origine 

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La fontaine de Charles Quint 

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Ces deux bas-reliefs habillaient la fontaine publique qui se trouvait dans la rue Haute, à proximité de la porte de Hal, avant la création des boulevards. L'eau se déversait dans deux bassins au travers des ouvertures centrales. 

L'emblème de Charles Quint, à savoir les eux colonnes au milieu des flots, et sa devise personnelle « Plus Oultre » se retrouvent sur chacune des deux plaques décoratives. Les pièces métalliques destinées à la fontaine ne sont manifestement pas d'origine. La fonction première de ces panneaux, qui datent de la première moitié du XVIe siècle, n'était donc peut-être pas liée à l'eau. Au moment de la démolition de la maison à laquelle s'adossait cette fontaine, ils furent transférés dans le tout jeune « Musée Royal d'Armures, d'Antiquités et d'Ethnologie ». 

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La salle du 2ème étage

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Torchères des guildes. 

Lors de fastueux cortèges religieux ou profanes, les guildes défilaient en arborant des porte-torchères richement décorés qui servaient d'emblème reconnaissable du métier. La plupart de ceux exposés ici proviennent de villes brabançonnes, telles de Bruxelles, Anvers et Malines ? et datent des XVIIe et XVIIIe siècles. Ils se composent d'un mât en bois auquel était fixée la partie décorative représentant le plus souvent le saint patron du métier, parfois un outil très usité ou un produit fini. Au-dessus du couronnement décoré était attachée une bougie ou une torche. 

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L'archiduchesse Isabelle à la fête des arbalétriers près de l'église du Sablon à Bruxelles.

 

Attribué à Anthonus Sallaert
XVIIe siècle - Huile sur toile 

 A l'origine et dans certaines villes, l'oiseau qui servait de cible aux tireurs était placé au sommet des tours des églises. C'est d'ailleurs le cas ici, lors du tir royal annuel organisé par le Grand Serment des Arbalétriers de Bruxelles à l'église Notre-Dame du Sablon. Ce tableau illustre le concours de l'année 1615 auquel prit également part l'archiduchesse Isabelle. Ce jour-là, elle parvint même à abattre l'oiseau principal. 

Collier d'un Serment d'arbalétriers

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XVIe siècle - Argent ajouré et doré. 

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Salle d'exposition du 2ème étage.

Collier de la guilde des arquebusiers de Nivelles

Ce collier circulaire de la guilde des arquebusiers de Nivelles est un des plus anciens de la collection. Il fut réalisé vers 1525 en argent doré et est de style gothique. Au centre apparaissent les armoiries de Charles Quint, entourées du collier de la Toison d'Or. Une banderole porte la devise de l'empereur Plus Oultre et, à gauche, se tient sainte Gertrude, patronne de la ville de Nivelles, tandis qu'à droite, on reconnaît sainte Barbe, patronne de la guilde. La légende veut que Charles Quint ait offert ce collier aux arquebusiers de Nivelles. 

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Vers 1545 - Argent doré 

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Collier de la guilde de Saint-Sébastien de Neder-Over-Heembeek.
XVIIe siècle - Argent 

 

Retable marial

La Vierge Marie était aussi une sainte protectrice populaire. En tant que mère de Jésus, elle était l'intercesseur parfait auprès de Dieu. Sur le panneau central de ce retable peint, Marie est entourée de symboles et d'inscriptions qui se réfèrent à son Immaculée Conception.

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Nord de la France ( ?), vers 1526 ( ?)
Volets peints, décoration en chêne et en noyer sculptées, polychromées et dorées.
 

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Saint Georges terrassant le dragon.
1544 ( ?) - Bois 

Les guildes d'arbalétrier et d'archers choisissaient souvent saint Georges comme saint patron. Ce martyr légendaire aurait tué un terrible dragon près de la ville de Silcha, dans la province romaine de Libye. Cette histoire explique qu'il soit devenu le symbole de la lutte entre le bien et le mal. Quant aux corporations de cavaliers, d'armuriers, de soldats et de selliers, elles l'élirent souvent aussi comme patron. 

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La salle du 3ème étage, réservée aux expositions temporaires

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L'impressionnant vide de la cage d'escalier, ajoutée au XIXe siècle et ornée de statues.

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Le sommet de la cage d'escalier.

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La charpente néo-gothique du XIXe siècle.

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Le chemin de ronde.

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Vue panoramique vers la gare du Midi.

 

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Vue panoramique vers la Porte de Namur.

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Vue sur la chaussée de Waterloo vers le parvis de St-Gilles.

 

18:30 Écrit par Luckybiker dans Bâtiments | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : porte, hal, bruxelles, fortification |  Facebook |

22/12/2008

Reims: Porte de Mars

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La Porte Mars est l'un des quatre arcs monumentaux qui permettaient l'accès à la ville de Durocortorum.  Edifié vers l'an 200 après Jésus-Christ en l'honneur d'Auguste, il est de style corinthien. Haute de 13,50 mètres et large de 33 mètres, ses dimensions en faisaient l'arc le plus large du monde romain.IMG_0145 [Web520]

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L'arcade centrale permettait le passage des chariots et les arcs latéraux celui des piétons. Sous les voûtes, le riche décor mythologique de bas-reliefs sculptés est aujourd'hui très dégradé : on y reconnaît difficilement Jupiter et Léda ainsi que Romulus et Rémus.

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12:18 Écrit par Luckybiker dans Monuments | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rome, gallo-romain, arc, porte, mars |  Facebook |