04/08/2009

Mont-Dauphin


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Située entre Briançon et Gap, la place forte de Mont-Dauphin fut construite par Vauban à la demande de Louis XIV, entre 1694 et 1704, suite à l'invasion du Haut-Dauphiné par le duc de Savoie en 1692.

Située à un emplacement stratégique, elle devait être un avant poste chargé de protéger le royaume de France d'une nouvelle invasion.

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Dissuasive avant tout, la place forte prouve son efficacité et ne reçoit le baptême du feu qu'au hasard d'une bombe italienne lâchée en 1940.

Sa visite la montre donc telle qu'elle a été conçue, avec ses bastions, ses bâtiments militaires mais aussi ses demeures civiles du XVIIème siècle qui témoignent des efforts de Vauban pour créer une ville dans ce cadre austère de la haute montagne.

Construit sur un promontoire rocheux aux parois abruptes, Mont-Dauphin est en effet situé entre le Parc national des Ecrins et le Parc régionale du Queyras.

Demi-lune d'Anjou.

L'accès à la place forte se fait par la demi-lune d'Anjou ou demi-lune d'entrée, traversée par le chemin d'accès qui passe devant le corps de garde, petit bâtiment précédé d'une galerie en bois qui abritait les opérations de contrôle du trafic.

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La porte de Briançon ou d'Eygliers.

La porte de Briançon s'élève au milieu de la courtine. On y accède par un pont qui traverse le vaste fossé. Deux pilastre doriques portent un entablement et un fronton pyramidal. Au-dessus de l'entrée, un tableau saillant en pierre aurait dû s'orner des armoiries royales. Le tablier du pont pouvait être remonté et se complétait par une lourde porte en chêne. On faisait aussi tomber une version améliorée de la herse complétée par une seconde porte.

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Pavillon de l'Horloge.

Le pavillon de l'Horloge était constitué au rez-de-chaussée par le corps de garde et une prison. A l'étgade se trouvaient les logements du capitaine des portes et des officiers. Au rez-de-chaussée, l'élargissement de l'espace d'entrée permettait les opérations de contrôle du corps de garde avant de pénétrer sur la place Vauban.

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Le Carrefour des Quatre-Coins

Au carrefour des Quatre-coins, on remarquera une fontaine et une mesure à grain. L'hiver est une saison particulièrement difficile à Mont-Dauphin, accompagnée souvent d'épaisses couches de neige. C'est la raison pour laquelle lesmaisons basses ont une solide structure en pierre de taille.

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Bastions et demi-lunes.

Les bastions, demi-lunes, glacis, et contrescarpes constituent un ensemble de défenses qui barrent l'éperon rocheux sur le front nord-est dirigé vers le village d'Eygliers. Dans le fossé, des escaliers en pas de souris étaient réservés dans la contrescarpe et donnaient accès au chemin couvert. Ils étaient prolongé jusque dans le fond du fossé par des escaliers en bois amovibles pour éviter l'entré de l'assaillant mais aussi éviter, la nuit, les inévitables désertions.

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Lunette d'Arçon.

Au XVIIIe siècle, les améliorations de l'artillerie imposent de projeter très en avant de la place les enceintes de sûreté.

Le Général d'Arçon propose en 1791 la réalisation de trois réduits (lunettes) et casemates à feux de revers. Un seul ensemble sera construit. Cet ouvrage ingénieux participe à la défense vers le plateau d'Eygliers et protège également l'arrière pour parer à une éventuelle manoeuvre de contournement. Un accès souterrain le relie au fossé de la fortification.

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Vallée de la Durance.

A l'autre extrémité du plateau, le pieds des murailles ouvrent des vues magnifiques vers la vallée de la Durance.

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Magasin à poudre.

Le magasin à poudre, d'une grande contenance, était initialement couvert par une toiture. Les murs très épais, la voûte en berceau brisé furent encore renforcés et recouverts de terre au XIXe siècle pour mettre le bâtiment à l'abri des bombes à l'efficacité accrue. Une petite citerne était prévue pour noyer le rez-de-chaussée en cas de début d'incendie.

La poudrière est plus haute que le modèle traditionnel. Afin d'augmenter sa capacité, elle est en effet divisée en deux étages par un plancher soutenu par des poteaux en bois.

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L'arsenal.

Le magasin d'artillerie ou arsenal, est un élément essentiel de la place forte car il sert à la fois d'entrepôt et d'atelier. Il n'en subsite aujourd'hui qu'une partie, construite en 1750. Il a fallu épauler les murs par d'importants contreforts extérieurs qui donnent un caractère de robustesse au bâtiment couvert d'une voûte en anse de panier entièrement réalisée en pierre de taille.

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Eglise Saint-Louis

Commencée en 1697, l'église St-Louis a été laissée inachevée. Le transept et la nef ont été démontés en 1880 pour établir des batteries d'artillerie. Il n'en subsiste aujourd'hui que le choeur construit dans les années 1715-1720. L'ampleur de l'édifice initialement prévu témoigne de la volonté initiale de peupler la ville. Du côté du chevet, le sommet de l'abside s'orne de pots à feu et la souche du clocher n'est plus qu'un triste témoins de la magnificence perdue de l'édifice.

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La Caserne Rochambeau

La caserne Rochambeau, édifiée en 1750, s'appuie sur l'enceinte et a une longueur totale de 260 mètres. Depuis 1784, un arc boutant retient l'angle du bâtiment qui commençait à déverser. Initialement couverte d'une terrasse, cette caserne manquait d'étanchéité et, en 1819, elle fut donc couverte d'une énorme charpente constituée uniquement de planchettes de 1,20 m et rapidement démontable en cas de siège pour éviter les incendies et blinder d'autres bâtiments. Les combles ainsi créés, complètement dégagés, peuvent servir de hangar, d'écurie ou de logement.

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Porte d'Embrun.

A côté de la caserne Rochambeau, la porte d'Embrun constituait la seconde entrée de la place forte. En contrebas, la demi-lune d'Orléans est restée inachevée.

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La vallée du Guil.

Des remparts, on découvre la vallée du Guil qui débouche du Queyras et s'approche de sa confluence avec la Durance ainsi que la plateau de Guillestre qui, fournissant des positions dominantes aux éventuels assaillants, représentait la principale.

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17:44 Écrit par Luckybiker dans Villes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : vauban, queyras, briancon, mont-dauphin |  Facebook |

20/12/2008

Reims: visite de la ville et de ses principales curiosités.


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Cette ballade prend son départ au Square Colbert, face à la gare. Elle vous fera découvrir les principaux sites, monuments et musées de la ville - avec bien évidemment sa cathédrale - avec un pointe jusqu'au quartier Saint-Remi pour visiter la basilique et le musée du même nom qui ne manquent pas d'intérêt.

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La Porte de Mars fut construite vers l'an 200 et est l'une des quatre portes qui permettaient l'accès à la ville de Durocortorum. Sa largeur de 33 mètres en faisait la plus large du monde romain.

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Au n°6 de la Rue de Mars, une belle façade Art-déco est décorée de panneaux de mosaïque qui illustrent l'élaboration du champagne.

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L'Hôtel des Comtes de Champagne est une demeure gothique qui appartient à la maison Taittinger.

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La façade de l'Hôtel de Ville date du début du XVIIe siècle. Le bas-relief de sa façade représente Louis XIII.

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Le cryptoportique gallo-romain à demi-enterré date du 3ème siècle après J.-C. Il servait au stockage du grain en sous-sol et à la promenade en surface. C'est l'un des cinq cryptoportiques recensés qui subsistent aujourd'hui.

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Le Musée-Hôtel LeVergeur a été construit au XIIIe siècle par le grainetier Nicolas Le Vergeur. C'est Hugues Krafft qui en fit don aux Amis du Vieux Reims en 1935 pour en faire un musée qui conserve aujourd'hui un intéressant mobilier et des gravures originales d'Albrecht Dürer.

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L'Hôtel de la Salle, bâti de 1545 à 1556, est un édifice de style Renaissance où naquit Jean-Baptiste de la Salle qui, bien qu'issu d'une famille aristocratique, se consacra entièrement à l'éducation des pauvres.

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La Place Royale a été établie sur les plans de Legendre en 1760 dans le style de l'architecture Louis XVI. La statue de Louis XV est due à Cartellier et remplace une statue précédente détruite à la Révolution.

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La Porte du Chapitre et ses deux tourelles en encorbellement date du XVIe siècle et donnait accès à l'enclos canonial.

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La cathédrale Notre-Dame de Reims , classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, est un joyau de l'art gothique et un haut lieu de l'histoire de France où venaient se faire sacrer les rois de l'ancien régime.

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Le chevet de la cathédrale, visible depuis le cours Anatole-France permet de découvrir la multiplicité des chapelles rayonnantes et des arcs-boutants. On y découvre également l'arrière du Palais de Tau et de sa chapelle.

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Le Palais de Tau, ancienne résidence des archevêques de Reims, doit son nom à son plan en forme de T. Il fut aménagé pour accueillir les futurs souverains qui venaient se faire couronner dans la cathédrale voisine. Ce Palais abrite aujourd'hui le trésor de la cathédrale ainsi qu'une partie de sa statuaire originale.

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Dans la rue Gambetta qui se dirige vers le quartier Saint-Remi, le Conservatoire National de Musique et de Danse dresse les courbes de sa façade moderne qui contraste dans le contexte urbain.

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L'ancien collège des Jésuites et sa chapelle se dressent sur la place Museux. Devenu un musée, ce collège est actuellement fermé pour travaux jusqu'en 2012.

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La Basilique romano-gothique Saint-Remi impressionne par sa taille. Construite à partir du XIe siècle, elle abrite les reliques de saint Remi dont le tombeau, construit en 1847, occupe le centre du choeur.

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A proximité de la basilique, une statue représentant le baptême de Clovis par saint Remi se dresse devant les vestiges de l'église St-Julien du XIIe siècle, détruite pendant la Révolution. C'est dans ce quartier que Victor Hugo rencontra une bohémienne et un sonneur de cloches qui lui inspirèrent les personnages de Esmeralda et de Quasimodo dans "Notre-Dame de Paris".

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Voisin de la basilique, le Musée Saint-Remi est installé dans l'ancienne abbaye Saint-Remi qui date des XVIIe et XVIIIe siècles. Ce musée conserve d'importantes collections relatives à l'histoire rémoise de la préhistoire à la Seconde Guerre mondiale.

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Le Palais des Beaux-Arts est installé dans l'ancienne abbaye Saint-Denis du XVIIIe siècle. Les collections du musée se signalent essentiellement par de nombreux impressionnistes dont notamment une belle collection de 26 peintures de Corot. Mais toute la peinture du XVIe au XXe siècle y est parfaitement représentée.

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L'église St-Jacques relève d'un style gothique pur des XIIIe et XIVe siècles mais avec un choeur gothique flamboyant du début du XVIe siècle. Les vitraux abstraits de cette église sont dûs à Vieira da Silva pour les chapelles latérales et à Sima pour le choeur.

20:49 Écrit par Luckybiker dans Villes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : reims, cathedrale, eglise, musee |  Facebook |

19/01/2008

Uccle: de l'Observatoire à Saint-Job

Cette petite promenade au départ de l'Observatoire de Uccle vous fera découvrir dans un premier temps le patrimoine architectural de l'avenue Circulaire et, dans un second temps, les ruelles et sentiers de la Montagne de Saint-Job.


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Face à l'Observatoire de Uccle se dresse la statue du Roi Baudouin, oeuvre de Elisabeth Barmarin (1996). C'est le point de départ de cette promenade.

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Construit entre 1884 et 1890 par l'architecte Octave Van Rysselberghe, l'Observatoire royal de Belgique occupe une enceinte de 12 hectares parfaitement circulaire. L'Institut royal météorologique vint compléter le site en 1913 et l'Institut d'aéronomie spatiale en 1964.

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Face à l'Observatoire, au n° 99 de l'avenue Houzeau, se trouve l'habitation Van de Velde, construite en 1937 par Adrien Blomme en association avec son fils Yvan. Les lignes horizontales de cette construction sont interompues par l'élan vertical de la cage d'escalier qui sépare l'habitation à gauche des locaux de service situés à droite.

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Un peu plus bas dans l'avenue, au n°87, l'Athénée royal d'Uccle a été réalisé par l'architecte Henri Jacobs en 1917 et terminé seulement en 1921, période qui vit la fin de l'Art Nouveau.

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Aux n° 124-126 et 128-130 de l'Avenue de l'Observatoire, à l'angle de l'avenue Circulaire, on remarque deux paires de constructions jumelées construites en 1912 par Octave Van Rysselberghe.

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Au n°70 de l'avenue Circulaire, Les Epinglettes est une villa de campagne conçue par Victor Horta pour l'avocat Maurice Frison. Une annexe fut ajoutée par Victor Horta une douzaine d'années plus tard sur la gauche de la villa lorsque Maurice Frison fit de cette villa sa résidence principale.

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La promenade se poursuit le long de l'avenue Circulaire jusqu'à la rue de l'Equateur qui descend jusqu'à la place de Saint-Job.

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Au n°45 de la rue de l'Equateur, la Fondation Prince Laurent occupe une ancienne centrale des Téléphones et Télégraphes conçue en 1950 par Gaston Brunfaut. Ce bâtiment se caractérise par l'horizontalité dominante de sa façade de la rue de l'Equateur, un arrondi le long de l'avenue Albert lancaster et, à gauche du perron d'entrée, par une travée courbe vitrée et en ressaut qui abrite l'escalier intérieur et dissimule une porte de garage située à l'arrière du bâtiment.

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Après avoir emprunté à droite l'avenue Latérale et emprunté à gauche le pont sur le chemin de fer, on descend l'avenue Jean et Pierre Carsoel. Au n°5, le restaurant Le Pré en Bulles est aménagé dans la plus ancienne maison du quartier.

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Un peu plus bas, dans une impasse à gauche, une habitation en brique à caractère rural porte le millésime 1671. Cette maison a logtemps abrité le café-restaurant de L'Abreuvoir. laissée ensuite à l'abandon, elle est actuellement occupée par un bureau d'architecture d'intérieur.

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Saint-Job constituait au Moyen Age l'une des seigneuries indépendantes qui, avec un petit village du duché de Brabant, constituaient alors le territoire actuel de la commune d'Uccle. Du XIIIe siècle à 1668, cette seigneurie de Carloo avait son centre sur l'actuelle place de Saint-Job où trois manoirs furent successivement édifiés, le dernier ayant disparu en 1790, ravagé par un incendie.

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L'église de Saint-Job, construite en 1911, est l'oeuvre de l'architecte Bilaeyer.

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De la place Saint-Job, il faut gravir la rue Montagne de St-Job pour découvrir les petites maisons de ce quartier. En haut de la rue, à hauteur d'une petite plaine de jeux, on obliquera à droite vers le Plateau Avijl.

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Sur le Plateau Avijl, un sentier rectiligne longe à gauche des bosquets et à droite des jardins potagers parsemés d'abris de jardins hétéroclytes avant d'obliquer vers la gauche le long d'une prairie pour redescendre vers la Vieille rue du Moulin que l'on remontera vers la gauche.

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La Vieille rue du Moulin oblique ensuite à droite. La suivre jusqu'au n°112 où l'on emprunte à gauche en sentier pittoresque jusqu'à la rue du Ham. Quelques habitations typiques se cachent le long de ce sentier, à l'abri de la circulation pourtant assez tranquille dans le quartier.

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Après avoir obliqué à gauche dans la rue du Ham et avoir parcouru celle-ci sur quelques dizaines de mètres, prendre le sentier entre les n°51 et 53 qui rejoint la Montagne de Saint-Job.

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En prenant à droite la rue de la Montagne de Saint-Job, on reprend la rue empruntée tout à l'heure dans le sens inverse. Plutôt que de redescendre jusqu'à la place de Saint-Job, on obliquera à gauche par le Chemin Avijl bordé dès l'entrée par les jardins et cours de quelques habitations.

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Plus loin, ce sentier pavé devient un peu plus campagnard en parcourant l'arrière des jardins.

 

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Au bout d'un bâtiment, le chemin Avijl oblique brusquement sur la droite pour resdescendre par des escaliers en pierre jusqu'à la rue Jean Benaets que l'on traverse en obliquant sur la gauche pour descendre encore par un autre sentier le long de l'école pour aboutir à la chaussée de St-Job.

En prenant la chaussée de St-Job sur la droite, on rejoint la place de St-Job. On remonte l'avenue J.et P. Carsoel à gauche, on traverse le pont du chemin de fer et, toujours à gauche, on suit l'avenue J. et P.Carsoel jusqu'à la rue de la Pêcherie puis, à droite, la rue baron Perelman et l'avenue Mercure jusqu'à l'Observatoire.

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Au n°292 du Dieweg, un peu à gauche de l'avenue Circulaire, Henry Van de Velde réalisa sa dernière oeuvre pour le docteur Charles Grégoire, professeur de médecine à l'Université Libre de Bruxelles. Construite en 1933, cette maison modeste s'apparente déjà, par ses volumes cubistes, au style des architectes modernistes contemporains.

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Un peu plus loin, au n°146 de l'avenue Circulaire, la villa Norine fut construite en 1925 par Victor Dirickx pour le banquier Frick qui portait un nom prédestiné... Cette villa art déco est inspiré du nom d'Honorine Deschrijver, couturière réputée à Bruxelles pendant les "années folles". Mais on se sait quelles sont les circonstances qui ont associé le nom de cette célibrité avec cette maison.

 

15:08 Écrit par Luckybiker dans Villes | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : uccle, observatoire, saint-job, st-job, job, architecture, art deco |  Facebook |

02/01/2008

Alost: le centre ville et les espaces verts périphériques


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1.

Départ au parking du cimetière (Kerhoflaan). Emprunter le sentier à droite du portail de l’entrée du cimetière et longer vers la gauche la prairie et l’arrière des jardins. On rejoint la Sint-Jobstraat que l’on emprunte sur la gauche
 

2.

On passe devant la chapelle blanche de Saint Job avant d’atteindre le château de Regelsbrugge que l’on aperçoit sur la gauche.
 

3.

Face au château de Regelsbrugge, on oblique vers la droite et on emprunte l’ancienne drève du château, bordée de hêtres. On oblique à droite dans le Marktweg et on rejoint la Karel van de Woestijnestraat qui débouche sur la Kapucijnenlaan, sorte de boulevard périphérique
 

4.

On traverse la Kapucijnenlaan pour rejoindre la Beekveldstraat qui longe l’ancien site des Filatures Impériales. On oblique à gauche dans la Sint Job Kalfstraat avant d’obliquer à gauche dans la Keizerlijk-Plein.
 

5.

On longe la Keizerlijk-Plein plantée d’arbres (ancienne Place Impériale à l’époque napoléonienne) et on oblique à droite dans la Boterstraat qui conduit au Hopmarkt. On continue tout droit par la Sint-Jorisstraat, une ruelle piétonne qui débouche dans la Zoutstraat et se prolonge tout droit par la Sluierstraatje qui conduit jusqu’à l’église Saint-Martin.
 

6.

On oblique à gauche dans la Kerkstraat pour rejoindre la Grand Place dominée par la Maison échevinale (ancien hôtel de ville du XIIIe siècle), le beffroi (terminé en 1460) et la Gebiedshuisje (ajoute gothique). On s’arrêtera aussi pour contempler la statue de Thierry Martens, l’imposant Hôtel d’Egmont (1777) et l’actuel hôtel de ville de style néo-classique et sa cour intérieure de style rococo.
 

7.

A gauche de la Maison échevinale, on emprunte la Kattestraat. Sur la gauche, la chapelle du Saint-Esprit (1470) a été transformée en boutique de mode… On atteint l’Esplanade-Plein entourée de quelques immeubles en Jugendstil.
 

8.

Sur cette place, on oblique vers la droite dans la Stationsstraat, bordée de maisons de maîtres, qui conduit jusqu’à la gare construite en 1856 dans le style d’un château médiéval.
 

9.

Devant la gare, on oblique vers la droite dans l’Albert Liénardstraat qui conduit jusqu’au Graanmarkt où une ancienne halle au grain a été transformée en Athénée Royal. Plus loin, la Kapellestraat où l’on remarquera au n°10 l’Hôtel van Langenhove et au n°8 l’ancien couvent des Sœurs Noires.
 

10.

On emprunte sur la gauche la Molenstraat qui passe devant le centre culturel De Werf avant d’atteindre la place et l’église du même nom au bord de la Dendre.
 

11.

On tourne à droite dans la Burchtsraat avant d’obliquer dans la première petite rue à droite qui passe derrière le centre culturel et rejoint le Oude Vismarkt près de laquelle se trouve le musée municipal installé dans les bâtiments conventuels de l’ancien hôpital. De l’église Saint-Martin, construite en 1480 en style gothique brabançon, on emprunte la Ponstraat le long de laquelle on remarquera le n°2 (Erve de Stove – 1477), le n°7-13 (collège St-Joseph), le n°31 (maison néo-gothique de 1875), les n° 51-57 (ancien carmel) et le n° 76 (ancienne cure du béguinage – 1676). On pourra faire un petit détour sur la gauche vers le béguinage transformé en cité sociale mais où l’on remarquera une petite chapelle néo-baroque (1872) et l’église Ste-Catherine de style classique (1787-1797). On traverse le Houtmarkt pour continuer tout droit jusqu’à la Burgemeesterplein.
 

12.

Le parc a été conçu par l’architecte J.Breydel pendant la Première Guerre mondiale afin de soustraire les ouvriers aux réquisitions des Allemands. On pourra se balader autour des étangs ou s’arrêter quelques instants dans la plaine de jeux et à sa buvette avant d’obliquer verts la droite. On passe à l’extrémité d’une grande pièce d’eau rectangulaire décorée de grands vases sculptés et, après avoir franchi une grille, on passe au centre d’une grande plaine avec des terrains de sports.
 

13.

Après avoir traversé la Blanckaertdreef, on pourra pénétrer dans le Osbroeck, site naturel de 70 hectares au centre duquel on pourra escalader le Docusberg (voir le panneau d’information à l’entrée du site)
 

14.

On rejoint la Geraardbergsestraat que l’on emprunte vers la droite jusqu’au rond-point dénommé De Haring. On emprunte la Debethunelaan jusqu’au cimetière, point de départ de la promenade
 

Promenade d'après « Le Guide Ippa des Villes de Belgique » de Julien Van Remoortere (Editions Lannoo).
 

18:45 Écrit par Luckybiker dans Villes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parc, alost, promenade |  Facebook |

10/12/2007

Visite de Poitiers.

La ville de Poitiers doit sa renommée actuelle à la présence du Futuroscope voisin. Lors de la création de ce parc d'attraction, la ville vit rapidement son activité économique se développer grâce à la présence des touristes qui séjournaient en ville et apportaient prospérité aux commerces. Aujourd'hui, plus aucun touriste ne séjourne en ville (gérée par des hommes "de gauche"), toute l'activité touristique se concentrant sur le Futuroscope devenu un vaste parc d'attraction, d'entreprises tertiaires et d'hôtels pour tourisme d'un week-end (financés par des hommes "de droite")...

La ville de Poitiers ne manque pourtant pas de charme. Elle garde une échelle tout à fait humaine et de manque pas d'allier sur son territoire histoire et modernité. Rues calmes, placettes agréables, anciens quartiers ne manquant pas de pittoresque, monuments historiques, musées intéressants, quartiers commerçants et restaurants agréables: de quoi satisfaire le touriste qui préfère la véritable découverte artistique et historique à la foule bigarée d'un Futuroscope dont le côté gadget, bien que plaisant, n'ouvre tout compte fait que très peu les portes de notre futur.


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La présente balade démarre dans le quartier St-Hilaire, situé un peu à l'écart du centre de la ville, pour gagner les vieux quartiers du nord puis, par le centre, descendre vers la cathédrale et le musée Sainte-Croix, gagner les bords du Clain puis le point de vue de Notre-Dame des Dunes avant de regagner le centre-ville.

1. EGLISE SAINT-HILAIRE-LE-GRAND.

Etape sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis le XIIe siècle et, à ce titre, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, l'église romane Saint-Hilaire-le-Grand (XIe siècle), est exceptionnelle par son architecture et ses peintures murales.

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2. HOTEL DE VILLE - PLACE DU MARECHAL LECLERC.

Edifié dans le style architectural monumental du XIXe siècle, l'hôtel de ville semble répondre en écho à la préfecture située à l'autre extrémité de la rue Victor-Hugo. Son escalier de pierre est inspiré de celui de l'opéra Garnier, et l'un de ses grands salons est éclairé par un vitrail représentant Aliénor d'Aquitaine.

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3. MUSEE RUPERT DE CHIEVRES.

Le musée Rupert de Chièvres s'est installé dans l'hôtel particulier d'un gentilhomme poitevin du XIXe siècle, grand collectionneur d'art : François Rupert de Chièvres.

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L'ancien hôtel particulier, dont l'atmosphère de maison de collectionneur a été reconstituée, abrite la peinture ancienne et les arts décoratifs du XVe au XVIIIe siècle. On y trouve des peintures flamandes, italiennes, hollandaises, du mobilier, des émaux, des faïences...

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Majoliques et pots à pharmacie côtoient de précieux émaux peints de la Renaissance ainsi qu'un ensemble de mobilier représentatif de l'évolution des styles à l'époque moderne.

Tableaux d'histoire, scènes de genre, portraits flamands et hollandais du Siècle d'or constituent un des points forts des collections de peinture, avec la galerie de portraits français du XVIIIe siècle, et plusieurs chefs-d'oeuvre des écoles italiennes.

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Des expositions temporaires permettent également de découvrir la richesse du cabinet d'arts graphiques des musées de Poitiers.

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4. PREFECTURE.

La préfecture, construite au XIXe siècle, jouxte les bâtiments du conseil général résolument modernes. A l'arrière, les grandes portes-fenêtres ouvrent sur un parc agréablement boisé.

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5. EGLISE SAINT-PORCHAIRE.

Située rue Gambetta, artère piétonne et commerçante, l'église Saint-Porchaire se remarque par  son clocher-porche dans lequel se trouve la vénérable cloche Anne, offerte par la ville de Poitiers à l'université, date de 1451.

Derrière le clocher, les deux nefs de l'église ont été reconstruites au XVIe sicèle.

 

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6. PALAIS DE JUSTICE.

Le Palais de justice s'est installé dans l'ancien palais des comtes de Poitou et ducs d'Aquitaine. Dans l'immense salle des Pas Perdus, trônent trois majestueuses cheminées surmontées de lumineuses verrières. Luc Besson y a tourné l'une des scènes de son film « Jeanne d'Arc ».

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Depuis le Palais de Justice, descendre par les vieilles rues de Poitiers devient véritablement un parcours de découvertes où il semble parfois que l'on remonte dans le temps. A chaque pas des façades anciennes , des hôtels particuliers et des placettes qui ne manquent pas de charme.

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7. HOTEL FUME.

Castel urbain de style gothique flamboyant, l'hôtel Fumé est un des fleurons de l'architecture civile poitevine.

Edifié entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle par la puissante famille Fumé, l'hôtel s'élève dans l'une des rues les plus importantes de l'époque, la rue de la Chaîne.

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Acquis par l'Université en 1919, l'édifice abrite alors la faculté des Lettres et Arts - aujourd'hui devenue faculté des Sciences Humaines et Arts -, dans  ce quartier intellectuel et étudiant, à quelques pas d'un autre hôtel du XVIe siècle, l'hôtel Berthelot, qui accueille quant à lui le Centre d'Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale.

8. EGLISE SAINT-GERMAIN.

La charmante petite église Saint-Germain nichée au sein d'un quartier médiéval a été particulièrement bien mise en valeur. Bénéficiant d'une acoustique exceptionnelle, elle est devenue l'auditorium du Conservatoire national de région.

Des fouilles effectuées dans le quartier, à la fin du XIXe siècle ont révélé l'existence de bains publics gallo-romains de grandes dimensions et richement décorés. Ils compor­taient trois salles (chaude, tiède et froide) alimentées par un aqueduc ainsi qu'un vas­te terrain réservé aux exercices physiques. Ces thermes datés de la fin du 1er siècle ont été détruits et remplacés par une nécropo­le mérovingienne.

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Sur l'emplacement d'une partie des thermes, sera édifiée une église dédiée à saint Germain, évêque de Paris, venu en 552 consacrer la première abbesse de Sainte-Croix, à la demande de Radegonde.

Petite église d'une paroisse populaire, elle offre un riche panorama archi­tectural : XIIe siècle (abside rythmée par des contreforts, colonnes et nef), fin XIIe et début XIIIe (voûte sous le clocher), fin XVe et début XVIe (voûte de la nef de style gothique flamboyant et chapelle de la famille Berthelot de sty­le Renaissance).

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En 1789, l'église est désaffectée. Depuis 1977, le quartier fait l'objet d'un programme de rénovation dont l'oeuvre maîtresse fut la restauration et l'aménagement de l'église Saint-Germain.

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9. PLACE DE LA LIBERTE.

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Depuis que la réplique de la statue de la Liberté y a été installée en 1903, la place du Pilori a perdu son effrayante réputation. Rénové depuis peu, le site a confirmé un peu plus encore son identité de place de quartier.

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10. EGLISE NOTRE-DAME-LA-GRANDE.

La première mention de Notre-Dame-la-Grande remonte à 924, mais aucune source ne nous indique l'époque exacte à laquelle fut édifié le magnifique édifice que nous avons aujourd'hui sous nos yeux et que, par comparaison, l'on date des XIe et XIIe siècles.

Mais sa célébrité lui vient surtout de sa façade, cet "immense bas-relief" dont la restauration récente permet désormais d'en savourer tout à loisir le luxuriant décor et méditer sur le message de paix et d'espoir qui en a inspiré la composition.

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Fleuron de l'art roman, l'église Notre-Dame-la-Grande rayonne sur le coeur historique de Poitiers. Récemment restaurée, vous pourrez profiter de ses splendeurs le jour mais aussi la nuit grâce aux nouvelles Polychromies (création Schertzo).

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"La plus belle façade Romane du Monde", Notre-Dame la Grande, le joyau de la ville de Poitiers. La splendeur et l'éclat de sa façade du XIIe, aujourd'hui restaurée, minutieusement sculptée, trouve ici sa forme la plus parfaite de l'architecture romane poitevine. Elle se lit comme un livre d'images et raconte l'histoire de la Bible, celle des apôtres, des deux évêques St Hilaire et St Martin, et enfin, le Christ en Majesté. La nef principale est dépourvue de fenêtre, comme les églises romanes poitevines. Les fresques de la voûte du choeur datent du XIème, les peintures de la nef et des bas côtés de 1851.

L'intérieur de l'église conserve quelques superbes pièces de mobilier des XVIe et XVIIe siècles.

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11. EGLISE CATHEDRALE SAINT-PIERRE.

Construite à l'époque d'Aliénor d'Aquitaine, la cathédrale Saint-Pierre impose son style gothique plantagenêt, propre au sud-ouest de la France. Régulièrement, les trois grandes nefs s'animent au son de l'orgue Clicquot, construit au cours de la Révolution française.

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De très loin l'édifice le plus imposant de Poitiers de par ses dimensions. Sa construction fut commencée vers la fin du XIIe siècle, à la demande d'Aliénor d'Aquitaine. Elle est de style gothique angevin, à l'exception de la façade, qui avec sa rosace et trois portails à galbe, suit l'influence du gothique de l'Ile de France.

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Une collection de 18 verrières de la première moitié du XIIIe éclaire l'église : à noter le très beau vitrail, à l'intérieur du choeur, du XIIe siècle. Les stalles du choeur, du milieu du XIIIe sont parmi les plus anciennes de France. Les orgues du XVIIe siècle sont l'oeuvre de Clicquot.

 

 

 

 

 

 

 

 

12. BAPTISTERE SAINT-JEAN.

Le baptistère Saint-Jean, l'un des plus anciens de la chrétienté, abrite encore la piscine baptismale. Non moins superbes, les peintures romanes des XIIe et XIIIe siècles qui ornent l'intérieur de l'édifice.

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Le Baptistère Saint-Jean est le plus ancien monument chrétien de France. Il a en effet été bâti vers l'an 360, vraisemblablement sur ordre de Saint-Hilaire, premier évêque de Poitiers, avant d'être reconstruit au VIIe siècle. La curiosité la plus remarquable de la première époque est sans conteste la piscine octogonale, alimentée par un aqueduc et utilisée alors pour le baptême par immersion. Lors de la visite du Baptistère, on peut également contempler les peintures murales, dont les plus anciennes datent du XIe siècle. Le Baptistère abrite également un petit musée d'archéologie mérovingienne.

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Le baptistère Saint-Jean de Poitiers a pendant très longtemps été improprement appelé le Temple Saint-Jean. En effet, on a cru un temps que l'édifice était un temple car on ne trouvait pas de piscine baptismale. La piscine a été découverte en 1803 par Siauve, alors Commissaire de guerre en service à Poitiers.

13. MUSEE SAINTE-CROIX.

Il faut visiter le musée Sainte-Croix pour ses collections riches et variées, dont on retiendra notamment l'importante série de sculptures de Camille Claudel. Mais il faut également s'y rendre pour le bâtiment en béton brut, bel exemple d'architecture contemporaine.

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Situé à côté du baptistère Saint-Jean, il occupe l'emplacement de l'ancienne abbaye Sainte-Croix. Conçu en 1971 par l'architecte Jean Monge. Le département beaux-arts présente les grands courants artistiques des XIXe et XXe siècles.

La section archéologique rassemble au sous-sol des collections intéressant l'histoire du Poitou depuis la Préhistoire jusqu'à l'aube du Moyen Age. La section consacrée à la période romaine brille par quelques très belles pièces archéologiques.

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Le musée Sainte-Croix est, par l'importance et la qualité de ses fonds, le premier musée de la région Poitou-Charentes. Les collections sont présentées dans un bâtiment moderne conçu par l'architecte Jean Monge en 1971, édifié à l'emplacement de l'abbaye Sainte-Croix (XVIIe siècle.).

14. EGLISE SAINTE-RADEGONDE.

La légende nous rapporte qu'au VIe siècle, Radegonde a vaincu la monstrueuse Grand Goule. Dans la crypte de l'église, repose celle qui fut reine des Francs, moniale, puis sainte.

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Ancienne église Sainte-Marie-Hors-les-Murs, l'église a pris, en 587, le nom de la sainte vénérée dont elle abrite le tombeau depuis sa mort : Sainte-Radegonde. Un parvis de justice du XVème siècle permet d'accéder à l'église, reconstruite aux XIème et XIIème siècles puis complétée au XVe siècle par des parties gothiques.

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La nef conduit au tombeau de Sainte-Radegonde, situé sous le choeur. On peut remarquer la beauté des chapiteaux, découvrir la crypte, ainsi que le sarcophage devant lequel se trouve une statue de marbre offerte par la reine Anne d'Autriche.

15. PRISON DE SAINTE RADEGONDE.

Dans la cour d'un immeuble moderne situé dans une rue voisine de l'église, un petit bâtiment serait la prison de Sainte-Radegonde.

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16. LE PONT NEUF.

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Pour saisir d'un seul coup d'œil la ville, il faut traverser le Clain sur le Pont Neuf et se rendre aux Dunes en passant devant la statue de Notre-Dame qui étend son bras protecteur sur Poitiers.

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En traversant le Pont Neuf, on ne manquera pas de profiter de la vue sur le cours paisible du Clain et sur les reliefs qui bordent les rives de la rivière et s'entaillent parfois de falaises rocheuses.

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17. POINT DE VUE DES DUNES.

Il est malheureusement impossible de grimper aux pieds de la statue, mais un peu plus loin, un point de vue permet d'admirer le paysage. De là, le regard découvre la vallée du Clain, les rues tortueuses, les toits en ardoises et en tuiles, les chevets de plusieurs églises dont celui de la cathédrale et de Ste-Radegonde toute proche.

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On redescend en ville par de raides escaliers avant de repasser le cours paisible du Clain.

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18. LE PONT JOUBERT.

Le Pont Joubert est aussi un magnifique endroit pour profiter de la vue sur la vallée et le chevet de l'église Sainte-Radegonde qui découpe sa silhouette dans un ciel éclairé par un soleil couchant et mire son reflet dans l'eau paisible du Clain tandis qu'en aval les falaises brillent encore au soleil. Un pur instant de bonheur paisible...

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19. HOTEL DE ROCHEFORT.

Jean de Moulins, secrétaire de Louis XI et seigneur de Rochefort (en Mirebalais), fait élever ici un hôtel au XVe siècle. L'édifice actuel est reconstruit au début du XVIIe siècle pour Isaïe Brochard, maire de Poitiers en 1617 et Charlotte de Moulins de Rochefort, son épouse.

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Comme la plupart des demeures de la bourgeoisie et de la noblesse bâties à cette époque, celle-ci s'inspire des modèles parisiens : le pavillon d'entrée s'ouvre sur la rue par une porte cochère, le logis principal est placé au milieu de la parcelle, entre cour et jardin.

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En remontant de la vallée vers le centre-ville, on parcourt les vieilles rues de la ville qui présentent de belles demeures anciennes et des hôtels particuliers dont les cours intérieures peuvent parfois dévoiler des choses insoupçonnées, pour autant que l'on puisse y pénétrer subreptissement en respectant la quiétude des lieux.

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SOURCES DOCUMENTAIRES.

La mairie de Poitiers propose trois itinéraires pour visiter la ville. Ceux-ci sont marqués au sol par des traits de couleur qu'il suffit de suivre. Aucun risque de se perdre ou de rater une curiosité de la ville! Et rien de tel que de visualiser des balades vituelles pour se convaincre d'aller visiter Poitiers...

Les principaux musées de la ville de Poitiers dévoilent aussi leur trésors sur le site qui leur est consacré, mais il faut aussi, avant de partir, consulter les sites touristiques consacrés à la Vienne et à Poitiers.

La consultation de la liste des monuments de Poitiers pourra vous aider à faire un choix dans vos priorités et la documentation du Ministère de la Culture qui y est consacrée vous donnera toutes les informations requises pour ne rater aucun détail.

Quant à l'église Notre-Dame-la-Grande, elle est parfaitement décrite dans l'encyclopédie Wikipédia, immense réservoir documentaire.

Le Futuroscope est aussi un "incontournable", même s'il est plutôt consacré aux techniques cinématographiques plutôt qu'au technologies du futur. Ne rattez pas le cinéma en 3D (vraiment bluffant!) et le spectacle en soirée sur le lac!

18:00 Écrit par Luckybiker dans Villes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poitiers, eglise, musee |  Facebook |